Georges (Alain) Leduc : Art morbide? Morbid art


Objet de critiques acerbes de la part de nombreux intellectuels, l’art contemporain est très contesté depuis une dizaine d’années au bas mot, que ce soit dans son ensemble ou dans ses propositions les plus extrêmes. Courant 2007, paraissait un ouvrage d’Alain Georges Leduc, intitulé Art morbide ?, une réflexion de plus s’ajoutant à un riche et nécessaire débat.

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Chamanes sans esprit – Le sang de l’artiste


Orgies de sang, automutilations, humiliation du corps humain, une partie de l’oeuvre des actionnistes viennois, et en particulier les travaux d’Hermann Nitsch heurtent ma sensibilité de deux manières : en tant que performances  artistiques, ces oeuvres me semblent manquer de subtilité (très peu de symbolisation), en tant que revendication politique, il ne constitue pas une voie tenable ; car si cet art veut manifester que l’homme vit dans l’abjection, il l’y enferme au lieu de lui donner les moyens d’en sortir.

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« Le temps du dégoût a remplacé l’âge du goût » (Jean Clair)


« J’ai autrefois tenté de relier entre eux les multiples aspects, dans une époque qu’on appelle désormais ‘post-human’, d’une ‘esthétique du stercoraire’ :  »le temps du dégoût a remplacé l’âge du goût. Exhibition du corps, désacralisation, rabaissement de ses fonctions et de ses apparences, morphings et déformations, mutilations et automutilations, fascination pour le sang et les humeurs corporelles, et jusqu’aux excréments, corpophilie et coprophagie : de Lucio Fontana à Louise Bourgeois, d’Orlan à Serrano, de Otto Muehl à David Nebreda, l’art s’est engagé dans une cérémonie étrange où le sordide et l’abjection écrivent un chapitre inattendu de l’histoire des sens. Mundus immundus est ? » [Jean Clair, De Immundo, Paris, Galilée, 2004, p. 60 et suivantes.]

Il y a une dizaine d’années, à New York, une exposition s’était intitulée Abject Art – Repulsionand Desires [Whitney Museum of American Art, New York, 1993]. On franchissait là un pas de plus dans l’immonde, dans ce qui n’appartient pas à notre monde. On n’était plus dans le subjectus du sujet classique, on entrait dans l’abjectus de l’individu post-humain.

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Involution et Chute libre – Teresa Margolles (expo à Brétigny, 2005)


Quasi-inconnue dans l’Hexagone, la Mexicaine Teresa Margolles frappe les esprits avec sa double exposition au CAC Bretigny et au FRAC Lorraine. Comme à son accoutumée, l’artiste présente des œuvres à base d’éléments humains inertes pour mieux nous faire percevoir l’aspect social et politique du dernier grand tabou : la mort, pensée comme la « vie du cadavre ».

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