Le célèbre collectionneur anglais Charles Saatchi vomit l’art contemporain


Acheter de l’art contemporain? C’est d’un vulgaire! Cet avis n’aurait rien de particulièrement croustillant, s’il n’était émis par le collectionneur anglais Charles Saatchi. Rappelons que ce publicitaire, monsieur Nigella Lawson à la ville, fut le mécène attitré des sulfureux Young British Artists des années 90 (Damien Hirst, Tracey Emin…), et qu’il a été accusé, aussi, de gonfler artificiellement la cote des artistes qu’il collectionne, en les exposant dans sa gargantuesque Saatchi Gallery, espace d’exposition non commercial, pour les revendre à prix fort.

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L’artiste ? Un grand gosse qui veut faire l’intéressant


Pot doré, de Jean-Pierre Raynaud, naguère encore devant le Centre Georges Pompidou (musée d'art moderne et contemporain de Paris). Cet objet est distinctif de la carrière de Raynaud. Raynaud, c'est le pot, tout comme Manzoni la boîte de merde, Duchamp la pissotière, ou Venet le charbon. Chacun son logo.

Aujourd’hui – mais n’en est-il pas ainsi depuis déjà longtemps ? –, sitôt qu’advient un événement étrange, absurde, stupide et qui surprend la foule, sitôt qu’est posé un objet ni beau ni laid, mais quelconque et si possible imposant dans un lieu inattendu, il est courant d’entendre s’exclamer : « ohf, ça doit être de l’art contemporain ! ».

Le public n’est plus réellement choqué – qu’est-ce qui choque encore ? –, seulement indifférent, sinon lassé des gesticulations et fantaisies d’artistes puérils, régressives, égoïstes.

On dit « ohf, laissez donc, c’est de l’art contemporain », en haussant les sourcils, comme on dit « bah, c’est un enfant » en regardant son gribouillage ou en le voyant faire l’intéressant.

L’artiste n’est souvent qu’un grand gosse qui veut faire l’intéressant et attirer l’attention à lui.

Michel Onfray : Faut-il brûler l’art contemporain ?


Rebelle officiel et chouchou de la journaille, voici Michel Onfray. L’homme n’a, certes, pas que de mauvais aspects : son inclination de nietzschéen revendiqué à renverser les idoles est plutôt sympathique alors que la proverbiale « liberté d’expression » se résume souvent à l’expression « libre » des mêmes sottises et lieux communs que le voisin. Mais enfin, on le rangera parfois volontiers parmi ces penseurs médiatiques qui, à la façon de Pangloss de l’ère des mass media, s’échinent à faire savoir à qui-mieux-mieux leur avis sur tout… quand la sagesse ordonnerait de se taire. Exemple avec le double CD de sa niçoise conférence « Faut-il brûler l’art contemporain ? ».

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Bernard Ceysson : « tout artiste s’écartant de la voie royale du progressisme avant-gardiste est déclaré passéiste ou académique » 


En 1979, le Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Etienne accueille l’exposition L’art dans les années 30, laquelle accueille sans discrimination des œuvres abstraites, réalistes et surréalistes. Faisant référence plus précisément aux réalismes, le commissaire de l’exposition Bernard Ceysson énonce alors qu’ « aucune analyse sérieuse de ces réalismes n’a été entreprise et à l’exception des maîtres mythiques de l’art moderne, Picasso, Braque, Léger, Matisse, des surréalistes, Magritte surtout, et des pop’artistes reconnus dès qu’apparus comme avant-garde, tout artiste s’écartant de la voie royale du progressisme avant-gardiste est déclaré passéiste ou académique ».

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Syndrome d’Erostrate de l’art contemporain


L’art contemporain, de façon assez générale, se résume au syndrome d’Erostrate : détruire ce qui est beau, noble, sacré et civilisant, pour se faire un nom et échapper à l’oubli, entrer dans l’Histoire.

Hélas ! comme Érostrate, faudra-t-il que les noms demeurent ?

Marina Abramović – « Art must be beautiful, artist must be beautiful » (performance, 1975)

Andres Serrano – « Piss Christ » (crucifix, urine), 1987

Couverture d’un HS d’Art Press, 2008

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